Une silhouette élancée, une grâce qui s’allie à une beauté singulière. L’apparence de Katoucha se caractérise par un charme d’une variété infinie.
Il y avait en elle toute une série de femme, qui allait de la simple femme d’Afrique, gentille comme une fleure sauvage, à la majestueuse princesse des podiums, militante et dévouée.
Passionnée, authentique, brillante comme une flamme ardente qui ne s’éteint jamais.
Sa mort aura été pour nous un véritable drame.
Qui l’aurait imaginé ?... Personne.
Cette petite fille de Conakry (en Guinée) a des idées plein la tête. Son père, l’historien Djibril Tamsir Niane lui transmet très tôt le goût du voyage, de la lecture et ces valeurs humaines, qui jalonneront sa vie entière, tel que l’abnégation. Sa mère, qu’elle aime regarder, lui inculque les disciplines féminines et le respect des coutumes.
C’est ainsi qu’à l’âge de neuf elle est excisée de force. Son corps abjuré, blessé « en un coup tranchant, un seul… », sera marquer à jamais.
Déjà toute petite Katoucha rêve de belles robes, de haute couture. Elle s’imagine même « mannequin chez Courrèges ».
Prescience ou destin, elle s’installe à Paris où elle débute sa carrière de mannequin. «
« Katoucha était au sommet de sa gloire, la rencontrer c’était comme rencontrer un mythe…un mythe habillée de haute couture mais vraiment chaleureuse » (Imane ayissi)
Les Grands noms de la mode se l’arrachent, elle est de tous les défilés.
Inspiratrice féerique d’Yves St Laurent, figure fétiche de Paco- Rabanne et Christian Lacroix, qui baptisera quelques unes de ces créations « Katoucha »…On ne peut se passer d’elle.
Avec ce port de tête sublime, ce regard de félin, cette démarche de velours, « Katouch » célèbre à chacune de ses apparitions la splendeur de
« Je suis fière d’exposer au delà des frontières l’image d’une nouvelle femme noire ».
Nonobstant le succès et les nombreuses sollicitations, elle abandonne le mannequinat et entreprend de créer sa propre ligne de vêtement, s’essaye à la télé pour l’émission Top Model sur M6 et crée en adjonction un concours Ebène Top Model offrant aux jeunes filles d’Afrique « un enseignement et une chance d'embrasser la carrière de top model avec des professionnels du métier ».
Grâce à ces activités, elle s’efforce de rayer de sa vie et d’oublier les douleurs de son passé.
Ce passé qui se rappellera un jour à elle de façon vitale, avec la nécessité de raconter, d’exprimer cette souffrance...
Tous les jours des milliers de filles d’Afrique et d’ailleurs subissent l’excision, la plupart du temps sans se rendre compte de la gravité de l’opération.
L’Association KPLCE, qu’elle crée en 2007, se bat contre cette mutilation . Grâce à elle beaucoup de femmes prennent peu à peu conscience du danger non seulement pour leur corps mais surtout pour leur dignité de Femme. « C’est quelque chose qui a profondément marqué sa vie…il y a beaucoup de petites filles qui meurent, de femmes traumatisées à vie et qui auront toute une partie de leur vie gâchée à cause de ça » Imane AYSSI
Dans ma chair, sa poignante délivrance, est un requiem d’espoir qu’un jour les mentalités évoluent, qui se mêle à la crainte (presque palpable) que rien ne change…
Notre divine princesse ne cessera Jamais d’être une réalité.
Tout nous rappelle à elle…Ses actions humanitaires en Afrique qui permettent, aujourd’hui, la scolarisation et le suivi médical de centaines d’enfants mais également l’éducation sexuelle des mères ou futures mères de familles. La création de lieux de vie ; hôpital de campagne, nurserie, écoles… (Association MAISHA pour les enfants du monde) .Son omniscience dans monde de
Quelque soit le royaume d’honneur qu’elle ait, à l’origine , projeté de construire, en vue de la vertu et du bonheur des femmes noires, Katoucha a invariablement dû placer au premier rang de ses engagements , le désir d’établir un monde d’égalité, de respect et d’amour.
« I love You », « Je vous aime », aimait-elle dire…Notre amour lui sera éternel.
Ses amis nous parlent d’elle
« Parler de Katouche est quelque de chose de très pénible car j’ai l’impression de vivre un véritable cauchemar. Pour moi elle est en voyage et va m’appeler dans quelques jours pour me dire « CC, je viens d’arriver de Dakar, on se voit tout à l’heure ».
Katouche est une de mes plus grandes rencontres. Nous nous sommes connus dans un cadre d’abord professionnel car je suis directrice d’une agence de relation presse et événementielle spécialisée dans
Quand elle rentrait quelque part, elle avait une aura tellement forte que tout le monde
« Katoucha était quelqu’un qui adorait la vie et qui en profitait entièrement. La gloire ne l’a jamais rendu snob ou distante comme certaines l’ont été ou le sont encore. Tout au contraire elle était dans ses rapports avec les gens absolument authentique et très simple.
L’amitié était très importante pour elle. Elle aimait beaucoup lire également.
Elle était comme une lumière chaleureuse pour son entourage। »IMANE AYISSI (Meilleur ami de Katoucha)
« Elle représentait la joie, la sincérité…C’est quelqu’un qui aimait donner beaucoup de conseils sur le bonheur, sur la vie…elle aimait la vie et était toujours à la quête du bonheur des autres...Elle va énormément me manquer»STOMY BUGSY
NINA